Le projet collaboratif qui doit sauver l’autoédition
En France, depuis quelques années, environ 100 000 livres de fiction sont publiés chaque année.
Seuls 5 % des livres publiés garantissent la qualité de leur contenu.
Cela représente 5000 livres publiés à compte d’éditeur dans des maisons dont le prestige suffit à garantir la qualité de leur contenu (quand bien même elle pourrait être discutée).
Les 95 000 livres restants se noient dans le marasme de la publication sauvage.
Arrêtons de nous cacher derrière notre petit doigt. Les seules et les seuls à défendre la qualité de l’autoédition sont des autrices et des auteurs qui s’autoéditent, juges et parties.
Parmi ces 95 000 livres, il y a de tout, du bon et du moins bon et surtout du pire, écrits par des gens qui s’autoproclament autrices et auteurs sans avoir fait l’effort d’en être dignes, ou qui n’en ont simplement pas le talent.
Tout le monde a le droit de publier ! Aucune loi n’interdit de publier, même sans compétence, même sans respect pour les lecteurs. On a le droit de s’y adonner, pour se faire du bien à soi, se faire plaisir à soi.
Rien ne l’interdit, et surtout pas la liberté d’expression.
Malheureusement, les bons livres qui pourraient exister se diluent comme des gouttes d’eau dans l’océan des livres publiés en autoédition, à compte d’auteur ou à compte de petits éditeurs. Ces bons livres se perdent à tout jamais dans le marasme de l’édition sauvage.
La lectrice la plus curieuse et le lecteur le plus intéressé renoncent vite devant la médiocrité de la grande masse des ouvrages, et préfèrent — on les comprend — en rester aux cinq mille livres de la publication officielle des grandes maisons d’édition.
Face à l’absence de repères, la lectrice et le lecteur — mais aussi les médias, les influenceurs — en restent aux valeurs sûres.
Voilà ce qui a initié le projet Lecture de Qualité, un label dont la vocation ultime est de permettre d’y voir plus clair, d’extraire de la publication sauvage ce qu’elle a de meilleur pour, d’une part, permettre aux lectrices et lecteurs de se repérer et, d’autre part, donner leur chance aux publications non officielles qui en valent le détour.
La vocation de ce label est double : elle s’adresse aux lecteurs et lectrices aussi bien qu’aux autrices et auteurs.
Un label pour celui ou celle qui lit, qui garantit la qualité de contenu, de lecture.
Un label pour celui ou celle qui écrit, pour sortir son livre du lot, pour le distinguer de l’ivraie.
Si vous êtes parvenu jusqu’ici, c’est que cette initiative a peut-être trouvé un écho chez vous. Vous avez plusieurs moyens de l’accompagner ou d’en profiter.